2010
06.24

Self-service

La bête insatiable vient de découvrir le concept de self-service. Nous lui avons acheté un gros paquet de croquettes, histoire d’avoir des réserves pour quelques temps, et comme ledit paquet est plutôt encombrant, on l’a stocké dans un endroit forcément accessible au quadrupède morfale. La fermeture par zip ne lui convenant guère, Monsieur a préféré pratiquer à coups de griffes dans le sachet une ouverture plus pratique pour lui. Le pire, c’est qu’il est plutôt fier de lui.

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2010
04.21

Cat versus computer

Maki passe beaucoup de temps sur le PC. SUR le PC, littéralement. Quand il en a assez de jouer avec son plumeau, il vient se divertir devant l’écran. Poursuivre la souris sur l’écran ou coller sa truffe sur le curseur de Word, c’est très drôle, surtout quand on a deux neurones félins qui se battent en duel en faisant résonner la boîte crânienne qui les abrite. Crétin, le chat? Pas tant que ça; quand il s’essuie les pattes sur le clavier-paillasson, chaton nous fait des blagues. Hier soir, il a réussi à programmer l’affichage d’un clavier virtuel Windows à chaque ouverture de session. L’informaticien de service s’est creusé la tête pendant de longues minutes pour comprendre:

1) comment ce tas de poils, aussi attendrissant soit-il, a t-il pu installer un programme dont nous ignorions jusqu’à l’existence

2) comment déprogrammer cet affichage intempestif autant qu’inutile

Je passe sur le blocage systématique du pavé numérique et de la touche de verrouillage des majuscules. Il doit y avoir une forme d’intelligence maligne dans les quelques centimètres cube du cerveau félin: quand Monsieur se retrouve enfermé dans le bureau (pour préserver l’intégrité de nos assiettes pendant le repas, par exemple), il se venge en sautant à pattes jointes sur le clavier. Il a dû « comprendre » que cela nous enquiquine. Ou bien c’est un hasard…

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Le pire c’est qu’il est fier de lui:

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Je crois qu’on appelle ça une mise en abyme:

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2010
04.14

Cat versus tomato

 

Les chats et les plantes ne font pas bon ménage. Tant pis pour ma pomme qui pensait avoir réussi à faire pousser des tomates. J’ai pas spécialement la main verte, j’ai même plutôt le don inverse de faire crever tout ce qui est vert. Alors pour une fois qu’il y avait un peu de vie dans mes pots de fleurs, j’étais très fière. Maki a trouvé ces petites pousses bien vertes tout à fait à son goût, lui aussi. J’ai failli l’étriper, du coup il fait la tronche, me regarde tout juste du coin de l’oeil, je crois qu’il fait pénitence.

Les tomates avant:

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Les tomates après:

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Le monstre qui boude avec son air contrit:

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2010
03.23

Darth Makius

Après tout ce travail, Mic Mac (qui doit ce surnom à son miaulement qui évoque une porte grinçante : « miiik, miik ») a bien le droit de se détendre un peu. Pour ça, il a le choix et l’embarras du choix ; dans une maison remplie du sol au plafond de jouets pour chats, Maki n’a qu’à fermer les yeux et poser la patte sur le premier venu. Il a tout de même ses préférences ; les jouets et objets qui portent plumes remportent son suffrage haut la main. Son préféré ? Une « canne à pêche », constituée d’un bâton souple au bout duquel est fixé un plumetis coloré ; c’est léger, ça s’attrape, se mordille, se promène, se cache…Maki en fait une grande consommation, puisqu’on lui en a acheté trois en l’espace de quatre mois. Habituellement, il attend qu’on débusque son plumeau du dernier meuble sous lequel il l’a caché pour se lancer dans une simulation de chasse aux oiseaux en règle (je pense qu’il serait bien moins fier en face d’oiseaux bien réels). Et puis un dimanche matin, pendant que ses maîtres émergeaient autour d’un bol de thé, chaton a pris lui-même son plumeau dans la gueule, et l’a déposé à nos pieds, en nous regardant droit dans les yeux. J’avais déjà vu des chats rapporter leurs jouets, mais quand c’est le vôtre, c’est toujours plus émouvant. Je crois qu’on l’a rarement trouvé aussi mignon que ce jour-là, comme si il nous avait décroché la lune, et même si décidément, ce chat tourne cabot. Depuis, au grand minimum trois fois par jour, Maki vient voir l’un de nous deux (selon son humeur) avec son plumeau et requiert quelques dizaines de minutes d’attention (il ne se lasse pas vite) pour jouer avec lui. Il saute, virevolte, se cache et tortille son postérieur en position d’attaque, promène son trophée dans toute la pièce et finit par s’affaler sur le sol, fermant à demi ses petits yeux dans une expression de satisfaction. Il fait preuve d’un enthousiasme débordant lorsqu’il s’agit de rapporter son plumeau, qu’on peut lui lancer sans fin ; en général les maîtres se lassent avant le chat, qui a d’ailleurs du mal à comprendre qu’on ait mieux à faire.

 

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« Je vais l’avoir… »

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« Je l’ai presque… »

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« Ha ha, je l’ai eu ! Je vous l’avais bien dit…»

Vous me direz que tout ça est bien banal pour un chat ; il joue ? Fort bien, tous les jeunes félins en font autant. Mais tous les chats ne volent pas. Ce qui fait la particularité de ce chat, c’est sa capacité à exploiter l’espace aérien. Cet animal bondissant, cabriolant, sautillant, est aussi facile à dresser qu’un animal de cirque. Pour quelques croquettes, il saute d’un meuble à l’autre, traverse la pièce en équilibre sur une planchette ou fait un tour sur lui-même sur les pattes arrière. Je sens que vous voulez des preuves :

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L’envol du chat

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L’atterrissage

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Et le retour à la case départ

Outre ses intenses activités physiques, Maki consacre également une partie de ses journées à des divertissements plus intellectuels. Ainsi, il ne dédaigne pas le visionnage d’un bon film. Il n’a pas beaucoup apprécié la version longue du Seigneur des anneaux (les bastons d’orques en son 5.1, c’est trop pour ses oreilles délicates), en revanche il a adoré la Guerre des étoiles ; je l’ai même surpris l’autre jour en train de lancer pour la troisième fois Le retour du Jedi (il est amusant ce correcteur d’orthographe de Word, il me propose « Le retour du Jeudi »…).

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Maki a également déniché dans notre bibliothèque quelques ouvrages fort intéressants, dont il dévore (littéralement) les pages confortablement installé sur nos genoux.

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Ce chat est un bibliophile refoulé –je devrais plutôt dire « biblivore ». Cela dit, il ne dévore pas seulement les livres, il lui prend souvent l’envie de planter ses crocs, qu’il a de bien acérés, dans divers objets : meubles, tétines (quatre tétines en silicone pour bébé réduites en miettes en moins de deux mois), queue de chat, chevilles humaines, pouces, et j’en passe. Il prend son air innocent, se frotte contre nos jambes en roucoulant et tout d’un coup, clac ! un bon coup de dents dans sa pauvre victime.

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2010
03.23

Maki (3)

Mais je suis mauvaise langue. Maki ne fait pas que dormir. C’est également un excellent adjoint dans mes tâches professionnelles quotidiennes. Il m’est d’une aide indispensable lorsqu’il s’agit de tester les articles de ma boutique avant de les proposer à la vente. J’ai même songé à créer un « Maki approval seal of quality ». Cela dit, curieusement, il ne me donne son avis que sur les paniers et coussins les plus confortables…

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Je m’en veux parfois de lui imposer un travail aussi contraignant, mais il y met vraiment de la bonne volonté. Il m’aide aussi à gérer mon site internet, vérifie mes lignes de code, répond à mes e-mails, et fait les courses en ligne. Respectueuse des droits félins, je le rémunère grassement pour ses bons services : 70g de croquettes de luxe par jour.

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2010
03.22

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Un chat passe environ 60% de son temps à dormir. C’est assez variable selon les individus, leur âge, leur état de santé, et leur environnement. Mais ils ont en commun d’être de gros dormeurs. Ils roupillent, piquent un somme, s’offrent une sieste, et après tant d’efforts, ne dédaignent pas un peu de repos. Maki n’échappe pas à cette règle. J’en veux pour preuve ces nombreux clichés où je l’ai pris sur le vif, en pleine démonstration de ce qu’il sait faire de mieux.

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Maki ne dort pas n’importe comment, c’est tout un art chez lui. Il teste scrupuleusement tous les lieux de la maison où il pourrait s’installer pour faire un somme, et il a pas mal de flair dans ce domaine. Radiateurs, canapé, coussins, chaises, et même clavier d’ordinateur : si c’est chaud, moelleux, douillet, Maki y a sa place. Mais le must pour lui, c’est encore les genoux de ses maîtres ; allongez-vous dans le canapé, allumez la télé (si c’est l’heure des Chiffres et des lettres, c’est encore mieux, allez comprendre…), mettez un plaid sur vos petons tous froids, et comptez jusqu’à cinq : c’est le temps qu’il faut à Maki pour abandonner sa précédente activité (une sieste…) pour vous rejoindre et se lover dans vos bras. Ce comportement quelque peu canin nous a paru curieux au début, et puis on s’est habitués à notre « chat-chien ». Le fait est qu’il ne supporte pas de ne pas être dans la même pièce que nous. Il est encore jeune, et j’imagine que ça lui passera, mais c’est dommage. Papi et Mami aiment bien leur nouveau clebs finalement.

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J’ai essayé de lui aménager de très beaux coins pour dormir, disposé des coussins moelleux dans les canapés, posé des couvertures chaudes un peu partout, mais il a parfois des idées curieuses ; rien ne lui plait tant que de se faufiler entre les tiges de mon séchoir à linge pour s’y installer, dans le linge humide. Il pèse plus de 4kg maintenant, et mon séchoir fait la tête…Il a aussi une passion pour ce « nid » que je lui ai confectionné à partir d’un bac en plastique abîmé dans lequel j’ai placé une vieille galette de chaise. C’est bien la peine de se ruiner en coussins hors de prix…

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2010
03.18

Maki

Pour inaugurer ce blog consacré au quotidien d’une « catsitter », et avant de vous parler de mes clients à deux et quatre pattes, j’ai décidé de vous présenter Maki, notre chat. Vous allez certainement penser que je fais partie de ces gens complètement gâteux devant leur animal, de ces maîtres qui dépensent des sommes folles pour nourrir, soigner ou gâter leur « bébé », de ces mémères qui tricotent des pulls pour leur chien, ou de ceux qui traitent leur animal comme une peluche vivante. N’en croyez rien : je suis bien pire que ces gens-là.

Sérieusement, j’aime beaucoup les chats, j’en ai eu plusieurs, mais il n’est pas question pour moi de couvrir mon salon d’un papier peint anglais à motifs « kittens », ou de collectionner des albums de photos de chatons. Ce que j’apprécie particulièrement chez les chats, c’est leur caractère indépendant, ou plutôt ce que nous humains pensons être de l’indépendance. En tout cas, cette manière qu’ont les chats de vous montrer qu’ils sont seuls maîtres à bord me convient parfaitement. En revanche, c’est vrai, je parle aux chats ; mais que faire d’autre ? Je passe mes journée seule avec eux, et d’autre part ce sont d’excellents interlocuteurs : jamais contrariants, rarement bavards, pas ennuyeux pour un sou.

Maki, donc. Télémaque C…/B… pour être exacte. « Maki », parce qu’on rentrait juste du Japon lorsqu’on l’a adopté, et que ce nom lui convenait bien, avec sa petite tête de chat débile et un peu fou. « Télémaque », parce que je tenais absolument à ce qu’il ait un nom un peu prétentieux, inspiré, connoté, et accessoirement que je suis férue de littérature antique. Cela dit, un nom à trois syllabes étant très peu pratique au quotidien (« Télémaque, veux-tu bien avoir l’obligeance de retirer tes griffes de ma jambe », « Télémaque, il est très vilain pour un chat bien élevé de voler ses croquettes dans le placard »), cela se termine le plus souvent par un diminutif. Quant au C…/B… qui suit son nom, disons qu’on s’est trouvé bêtes lorsque le vétérinaire a demandé quel nom de famille il devait mettre sur le carnet de santé. Nous ne sommes pas mariés, Maki est un chat illégitime en quelque sorte ; du coup il porte nos deux noms. C’est ridicule, un chat avec un nom à rallonge.

 

Mais Maki n’a pas peur du ridicule. Tous les chats que j’ai connus auparavant étaient plutôt du genre susceptible, ayant une certaine conscience des situations humiliantes et réprouvant toute moquerie sur leur Personne. Chaton, lui, s’en moque, justement. Au début, on l’a cru maladroit, un peu jeune, pas fini…Mais cela se confirme, ce chat est un pitre. Parfois installé confortablement sur le canapé ou sur une chaise, il se retourne, s’étire, sans prendre garde aux limites de son support, et s’échoue lamentablement sur le sol. On dit que les chats tombent toujours sur leurs pattes ; soit Maki n’est pas un chat, soit il refuse d’obéir aux lois fondamentales de la gravité féline.

De même lorsqu’il saute pour attraper son plumeau ; il saute d’abord, réfléchit à la réception après. La chute est souvent lourde, le voisin du dessous doit commencer à se poser des questions. Chaton ne s’en pose pas beaucoup, lui. Il tombe, se relève comme si de rien n’était, et repart de plus belle. Une remarque me vient souvent à l’esprit chez mes clients : « tel maître, tel chat ». Là, je me demande auquel de nous deux Maki ressemble. Pas à moi, en tout cas.

J’aime assez son air idiot quand il nous regarde avec sa langue sortie et son air de ne pas comprendre.

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Parfois c’est nous qui le tournons en ridicule. Pour cette photo où j’ai lâchement profité d’un sommeil profond, je plaide coupable. Pour ma défense, je dirais qu’il a ouvert les yeux, poussé un soupir et s’est rendormi. J’ai pris ça pour une approbation ; et puis les lunettes lui donnent un petit air intelligent auquel nous ne sommes pas accoutumés.

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En revanche ne vous fiez pas à son air angélique sur cette dernière photo. Dans un sursaut de fierté, Maki a pris conscience du ridicule de cet accoutrement, et a rué comme un canasson jusqu’à se débarrasser de cette chose qui, à nos yeux, lui donnait un certain style.

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2010
03.18

Bienvenue sur catsitter

Bonjour à tous,

« Catsitter » est un terme calqué sur l’anglicisme « dogsitter », littéralement « garde de chiens », « nounou pour chiens ». J’ai choisi ce mot pour désigner l’activité que je pratique aujourd’hui de manière professionnelle (enfin je l’espère), et qui consiste, grosso modo, à garder à leur domicile les chats des personnes qui doivent s’absenter de chez eux en laissant derrière eux leur rugissant (ok, plutôt ronronnant) compagnon à poils.

Ce boulot, j’y suis venue un peu par hasard ; après cinq ans d’études universitaires et quelques années de boulots sans avenir et/ou sans intérêt, j’ai commencé à garder les chats un peu pour rendre service, et un peu pour passer le temps ; et du temps, j’en avais à revendre, de telle sorte que j’ai reçu de plus en plus de demandes, et qu’il m’est ainsi venu à l’esprit d’en faire mon métier. Cela n’a pas été simple, j’ai cherché longtemps comment vivre de cette activité, et je me suis finalement lancée. Une chose est sûre aujourd’hui, c’est que cette activité, qui est encore assez méconnue, est pleine de surprises. Les chats sont souvent étonnants, et leurs maîtres ne le sont pas moins.

Ce sont ces surprises, plus ou moins bonnes, ces petites et grandes histoires de mon quotidien de catsitter, que je veux vous faire partager.

Jo1

2009
02.14

Bienvenue sur catsitter.fr !

Bonjour à tous,

Catsitter.fr se renouvèle pour mieux vous informer sur l’univers des chats. En attendant la refonte complète du site, vous pouvez retrouver nos articles sur notre site partenaire www.catshop.fr.

A très bientôt sur www.catsitter.fr et www.catshop.fr!